Visite au studio FERBER

Pour ce 14e épisode de mes “studios tour”, je suis très heureux de vous ouvrir les portes du dernier temple des studios parisiens : les studios FERBER.

Quand on est jeune et que l’on débute dans ce métier qui nous passionne, on lit les crédits des disques, les articles de magazine et très souvent il y a des noms et des lieux qui ressortent souvent. Le studio Ferber en fait parti. C’est le genre d’endroit qui fascine les jeunes ingénieurs du son en herbe qui rêve de pouvoir exercer leur métier dans ce genre d’endroit.

Je ne sais pas vous, mais moi je fais parti de ces jeunes gens. Depuis les prémices de ma passion pour le son, j’ai toujours été curieux de savoir comment les choses fonctionnaient et où elles se faisaient… Et très souvent, le nom de Ferber apparaissait.

Autant vous dire que c’est pour moi un grand plaisir de venir ici et vous faire découvrir un petit échantillon de toute la magie qui se passe dans ces studios quotidiennement.

Studio Ferber

L’aventure commence en 1973, alors que René Ameline enchaine les productions à succès dans les studios Davout. Il se met en quête d’un lieu pour y créer son propre studio avec une acoustique bien à lui. Le grand studio A de Davout lui paraissant trop brillant pour le besoin de ses productions, il conçoit lui même l’acoustique du studio Ferber.

Son but est d’obtenir une acoustique plus sèche et maîtrisée. Avec une superficie de 187 m2 et une hauteur de plafond de plus de 5m cela aurait pu paraître impossible et pourtant cela permet d’accueillir jusqu’à 60 musiciens et d’avoir cette définition parfaite sans résonance gênante. Tout ça grâce a des types de bois choisi scrupuleusement et reparti stratégiquement sur l’ensemble des parois du studio. Au départ la régie du studio A était équipé d’une console API 32 voies, puis elle a fait place à une la seule console d’enregistrement conçue par David Manley et Rupert Neve, à savoir la Neve série 82-48.

Il y avait un studio supplémentaire, le studio B occupée à l’année aujourd’hui par Renaud Letang puis très vite d’autres studios sont venus se greffer autour, tous destinées à une clientèle de producteur de disques. Aujourd’hui Ferber compte 11 studios différents.

Avec une surface de 85 m2 et une cabine de 35 m2, le studio B offre un environnement plus confiné, mais il reste très vaste et polyvalent. Aujourd’hui, il est centré autour d’une console Neve V3 avec 48 entrées et bien sûr l’automatisation “Flying Faders”. Le plateau d’enregistrement comprend une cabine iso ainsi que cinq panneaux modulaires pour remodeler la salle.

Ferber propose également le Studio D, d’une superficie de 45 mètres carrés parfaitement adaptée au mixage et à la post-production de films. Il est équipé d’une console SSL 4000 avec 48 entrées et d’une écoute en 5.1 basée sur des haut-parleurs Dynaudio et PMC. Philippe Avril y réalise la plupart de ses projets.

Toutes les studios offrent une grande variété d’équipements hardware. Vous y trouverez les grands standards mais des trucs beaucoup plus insolite. Par exemple, le studio A propose des d’effets vintage rares telles que les déphaseurs Moog, Roland et Eventide, une reverb Quad Eight CPR16 et un délai Cooper Time Cube.. L’impressionnant mur de son du Studio B propose une demi-douzaine d’équaliseurs Pultec d’époque, du vénérable EQP1 aux unités MEQ2 et EQH2, en passant par un filtre LCS2 passif, ainsi que plusieurs variantes de compresseurs 1176, y compris une paire de modèle ‘blackface’ et une version “blue stripe”.

Studios Ferber

Le fondateur et propriétaire, René Ameline, disparu aujourd’hui a choisi Renaud Letang comme successeur, depuis lors, toutes les opérations du studio sont supervisées par ses soins. Ingénieur du son et réalisateur accompli, il a débute en 93 avec l’album d’Alain Souchon “Foule sentimentale” et depuis il enchaîne les succès.

Dans ses débuts, le studio Ferber a fait sa réputation en accueillant des artistes français et internationaux renommés tels que Serge Gainsbourg, Frank Zappa, Black Sabbath, Jacques Dutronc, Jean-Michel Jarre, Jane Birkin, Vanessa Paradis, Alain Souchon, Feist et The Kills pour n’en citer que quelques uns…

Je vous recommande vivement de venir nous rejoindre lors des workshops qui sont organisés au studio FERBER pour découvrir l’envers du décor d’une séance de prise de son professionnel.

Page facebook ferber

Photos : ANGELA Michel

Images studios : Damien BUTTAVAND avec l’aimable autorisation de Cédric Le Guillerm

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