Panoramique et pronfondeur

Mixage

5 méthodes pour gérer la panoramique

29 oct , 2016  

Dans cet article, nous allons explorer les choix de panoramique qui détermineront le plus facilement la sensation de largeur dans tous vos mixages.

Elargir votre mix

Avec les nouvelles technologies actuelles, on trouve de plus en plus d’outils pour élargir la stéréo de n’importe quel son, que ce soit lors d’un mixage ou encore d’un mastering. Chaque outil est soumis à l’évolution des tendances du goût et de la mode, se référant à la mesure dans laquelle ces “élargisseurs” stéréo sont utilisés et parfois abusé aujourd’hui.

5 méthodes pour gérer la panoramique

Certes, ces élargisseurs de stéréo peuvent être très amusant à utiliser, mais il n’y a que dans une certaine mesure que vous pourrez les pousser avant que vous commenciez à perdre de l’énergie et les éléments centraux de votre mix.

Quel que soit le truc qui fonctionne pour vous, il y a une chose que je ne recommanderais pas : celle d’ utiliser des élargisseurs stéréo dans la phase de mix à moins qu’il soit utilisé comme un effet spécial. La seule façon d’obtenir un son vraiment large sans artifice, est de faire en sorte que votre panoramique soit bien maitrisé à l’intérieur de votre mixage.

Voici 5 façons d’obtenir une panoramique efficace dans vos mixages :

1. Pensez : Gauche – Centre – Droite

L’approche “Gauche-Centre-Droite” ou “LCR” découle des limitations des toutes premières consoles de mixage qui ont été crée. Au début, la plupart des consoles stéréo ne disposaient pas de panoramique. Au lieu de ça, vous aviez juste un couple de commutateurs simples pour affecter des éléments sur le canal gauche, le canal droit, ou aux deux.

Lorsque les potentiomètres de panoramique ont finalement été introduits pour les consoles analogiques, certains ingénieurs du son constataient que le fait d’enclencher le panoramique donnait une couleur voire même de dégrader le signal, les obligeant à ne pas utiliser de panoramique. Il est vrai qu’à cette époque on pouvait trouver des mixages avec des panoramiques du style batterie à gauche et basse à droite voix au milieu etc….

Faites une expérience : essayez de réaliser un mix uniquement au centre ou uniquement sur la gauche ou la droite. Utilisez vos faders, EQ et autres outils pour trouver le bon équilibre.

Vous allez vite vous dire qu’il serait plus simple de faire de tout petit panoramique pour donner un peu de séparation sans avoir recours à EQ. Bien que cette approche semble être une idée astucieuse et fonctionnel, on peut y voir un inconvenient : Pensez vous que les auditeurs vont ressentir les petits décalage subtil de panoramique que vous auriez pu faire ? Ou alors, cette astuce peut elle se révéler contre-productive lorsque votre mix est lu sur des systèmes de mauvaises qualité ?

Certains ingénieurs du son pensent que l’on peut obtenir de meilleurs rendu sur de gros systèmes de diffusion en gardant vos éléments placés entièrement dans le centre, puis en utilisant d’autres techniques pour faire en sorte qu’ils aient la séparation souhaitée. (Commencer le mixage entièrement en mono peut vraiment aider ici aussi.)

Avec l’approche “Gauche-Centre-Droite” ou “LCR” l’équilibre que vous définissez parmi les éléments les plus importants au centre, devrait fonctionner comme prévu indépendamment de la qualité des haut-parleurs et de leurs placements de vos auditeurs.

Vous n’avez pas besoin de devenir un inconditionnel de cette approche “LCR” mais l’adopter même pour une courte période pourrait être un moyen de mettre à jour votre style, actualiser votre approche et vous encourager a créer des effets de largeur dans vos mixages. De plus certains mixeurs que je connais qui utilise cette approche comme Chris Lord Alge ont tendance à avoir des mixages les plus larges et les plus détaillés que j’ai pu entendre.

5 méthodes pour gérer la panoramique

2. Panoramique opposé pour les instruments rythmique

Il y a une approche pas forcément idéal que beaucoup d’ingénieurs du son ont, c’est de placer des instruments similaire avec un panoramique opposé pour donner un impressionnant sens de largeur. Par exemple, un mixeur peut prendre une partie doublée de guitare rythmique et placer les deux pistes gauche et droite afin de donner à cet élément un sens de propagation. Puis, il ou elle va faire la même chose avec les claviers et puis les pads, puis le chant et ainsi de suite…

Il est vrai que cet approche peut faire l’affaire pour donner de la largeur avec très peu de travail. Mais il n’en est rien. Cet instrument peut sembler plus large, mais votre mix non !

Si vous souhaitez une vrai largeur sur votre mixage, il est de loin préférable de trouver deux instruments qui jouent des rythmes opposés et les placer à gauche et à droite. Ca pourraient être des guitares, des claviers, des cordes, percussions ou des voix. De plus, ça devient vraiment intéressant quand ces instruments opposés ont en plus des timbres différent. Par exemple, si l’un est plus dominant dans les 400Hz-1kHz et l’autre est plus dominant autour de 1kHz-2.5kHz.

Avec cette approche, vous assurez une belle propagation et une belle énergie dans vos mixages. En revanche, si votre mix est constitué de tout un tas de groupes d’instruments de grande résonance, vous perdrez en largeur et vous risquerez de vous retrouvez avec un mix monotone et une sensation de “mono”.

3. Débarrassez vous de la fausse stéréo

Une autre façon de vous assurer que votre mix ne se transforme pas en un “flou” stéréo, est de se débarrasser du plus grand nombre de pistes stéréo qui contienne des informations mono. Cela semble contre-intuitif au premier abord, mais cela fonctionne.

Le 1er exemple sont des pistes de clavier stéréo ou d’instruments virtuels. Ils comprennent souvent une sorte de réverbération stéréo subtile ou un effet de chorus qui peut les faire sonner plus intéressant en écoute solo, mais peut s’avérer moins efficace dans un mixage complet. Prenez vos pistes stéréo et jetez un côté. Décidez ensuite de son panoramique.

Trois claviers stéréo empilés les uns sur les autres peuvent paraître inoffensif et même atmosphérique, mais cela prendra toute la place dans votre mix. A l’inverse 3 claviers mono réparti habilement dans des directions différentes sonnera beaucoup plus large, et laissera plus de place aux autres instruments.

La règle ici est simple : A moins que votre piste est un effet stéréo déterminant sur le son, supprimez un côté.

4. Contrastez !

Plus vous mixerez et plus vous vous rendrez compte qu’un mixage ne consiste pas à trouver un cadre statique qui fonctionne pour toute la chanson. Les meilleurs mixage sont construit sur le mouvement, le dynamisme et le contraste. Dans la musique, comme dans la vie, rien n’attire l’attention de mieux que le changement et la différence.

Pour cette raison, l’une des meilleures façons d’assurer un sentiment de largeur est de faire en sorte que votre mix ne sonne pas tout aussi large tout le temps.

Une façon courante et efficace de le faire est d’avoir des couplets qui sonnent juste un peu plus étroit que vos refrains. Par exemple quand un refrain arrive, certains sons peuvent vouloir aller du centre vers les côtés. Cela peut être vos overheads de batterie, des choeurs, guitares….

Un peu plus risqué, mais parfois plus impressionnant : vous pouvez réaliser un panoramique inégale et fragile. Puis, quand les sections plus importantes arrivent, vous fournissez une diffusion stéréo plus solide. Ces contrastes choquants fonctionnent mieux lorsqu’ils sont de courte durée. Dès que l’auditeur peut commencer à prendre connaissance de ce qui se passe, 4, 8 ou 16 mesures ont passé et l’ensemble du spectre stéréo a été rempli avec un équilibre plus uniforme.

Trop exagéré ce genre d’astuces sonnera comme un effet spécial, mais appliqué avec goûts et finesse cela peut rajouter un réel impact émotionnel à vos productions.

5. Utilisez des références

Comme toujours, l’une des meilleures choses que vous pouvez faire pour savoir est de comparer votre approche panoramique à celle de vos sorties commerciales préférées.

N’ayez pas peur de comparer votre travail avec des disques références. Si vous êtes débutant, je sais que cela peut être un peu déprimant quand vous commencez à le faire et d’entendre à quel point vos mixages pourrait sonner mieux. Mais il est vaut mieux être légèrement déprimé (et impressionné) dès le début que de passer des heures, voire des années, à rester dans l’incertitude.

Le but ici est de ne pas d’imiter, mais d’être informé : Comment sonne un grand mix dans votre studio ? Jusqu’où peut-on pousser les choses ? Que pouvez-vous apprendre des autres, et pouvez-vous inventer une nouvelle approche ?

Si vous allez comparer l’impact de votre mix à d’autres, il est préférable de le faire au début d’un projet plutôt que lorsque vous avez terminé et ne peut plus utiliser cette information que d’une manière productive.

Donc si vous avez besoin d’inspiration pour vos panoramiques ou toute autre chose, cela peut être une bonne idée d’écouter quelques enregistrements pertinents dans votre studio avant chaque nouveau projet pour vous aider à determiner où sont les limites, et pour vous donner un objectif.


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